Arthrose sous talienne

Qu'est ce que c'est?

L’articulation sous talienne est située sous la cheville. Elle permet au pied de s’adapter aux contraintes lors de la marche sur terrain irrégulier. Le cartilage de cette articulation peut s'user comme cela se passe dans l'arthrose de hanche ou de genou par exemple. Cette usure arrive avec l'âge mais peut survenir précocement à la suite d'une fracture du calcanéus (os du talon) ou de maladie inflammatoire chronique. Le patient ressent alors une douleur sur le coté latéral de la cheville et une raideur articulaire.

Quel bilan d'imagerie?

Des radios de la cheville et un scanner sont nécessaires pour évaluer le degré d’usure du cartilage de l'articulation ainsi que la désaxation éventuelle du talon provoquée par cette usure. Ces examens permettrons de confirmer l'indication opératoire et de préparer l'intervention.

Quel est le traitement?

Le traitement chirurgical consiste en un blocage de l’articulation sous talienne (arthrodèse). Ce blocage se fait avec des vis le plus souvent et nécessite une immobilisation dans une botte en résine sans appui pendant au moins 6 semaine après l’intervention. Ceci supprime les douleurs. La mobilité de la cheville (en flexion et extension) est préservée.

Quelles sont les suites opératoires?

Cette intervention chirurgicale nécessite une hospitalisation courte de quelques jours pour pouvoir contrôler la douleur post opératoire, contrôler l'immobilisation et apprendre à marcher avec des béquilles. Pendant la période d'immobilisation, l'appui sur le pied opéré est interdit. Le plâtre est enlevé généralement à 6 semaines après une radio de contrôle et le patient doit suivre des séances de kiné (assouplissement de la cheville, rééducation à la marche, renforcement musculaire).

Quels sont les risques?

Le principal risque de cette intervention est le retard de consolidation de l’arthrodèse, l'immobilisation peut alors être prolongée. Dans certains cas, une nouvelle intervention est nécessaire.

Se faire opérer ou pas?

Le choix du traitement chirurgical dépend du niveau de gène. Il ne se justifie que si la douleur est très invalidante pour la vie quotidienne, limite les déplacements et que le traitement médical bien conduit est inefficace.